Auteur/autrice : Alexandra DA MAIA
Conjoncture financière à fin février 2026
Une Union plus agile face à des menaces plus précises
Les secousses auxquelles les marchés ont été exposés au cours de l’année 2025 ont peu ébranlé la trajectoire des grandes économies mondiales. La croissance mondiale a traversé ces tensions affichant une performance économique de 3,1 % sur l’année. Le FMI confirme une tendance assez proche de ce niveau en 2026. Dans l’UE, elle atteindrait 1,3 % sur l’exercice.
Les obstacles qu’elle a traversés se sont pourtant multipliés. Ils ont été enjambés, détournés et plus récemment pris de front par les autorités de l’Union Européenne.
Ainsi, la hausse des droits de douane, l’un des premiers actes de la nouvelle administration Trump et qui n’a épargné aucune région du monde, s’est traduite par des négociations, des revirements, des surenchères dont l‘UE peine encore à mesurer les conséquences…. Et ce n’est pas terminé…La récente décision de la cour suprême rebat à nouveau les cartes, une occasion pour l’Union d’avancer de nouveaux pions.
La France et ses partenaires entament une stratégie qui ne se résume plus à la seule résistance. Ils deviennent plus offensifs et visent à rétablir un rapport de force qui leur échappait.
Sur le front américain, le revers du Congrès leur offre l’occasion de suspendre la signature de l’accord commercial qui avait été négocié en juillet dernier en Ecosse. Sur le front chinois, les menaces s’amoncellent. Face aux multiples offensives commerciales dans des secteurs clés de l’automobile ou des machines-outils, l’Europe commence à se doter d’outils qui, dans un premier temps, sont devenus indispensables pour protéger nos marchés. Selon une récente étude du haut-commissariat au plan, près de 24 % des exportations de l’Union Européenne seraient menacées par la concurrence chinoise. En Allemagne, les importations chinoises deviennent des concurrentes dans près de 70 % des activités manufacturières du pays. Pour l’Italie, ce chiffre s’établirait à 60 % selon les mêmes travaux, laissant peser un risque lourd tant sur l’activité domestique que sur les marchés d’exports sur lesquels ces pays sont implantés. Si cette exposition, 36 %, est moindre pour la France, elle n’est pas non plus négligeable. A ce niveau d’avancement, une stratégie de compétitivité pour nos produits est devenue impossible. Face à des coûts de la main d’œuvre souvent de 30 à 40 % inférieurs aux pratiques européennes, d’importantes subventions à la production et une politique de sous-évaluation du yuan, estimée de 20 à 25 %, les industriels européens n’ont à court terme qu’une seule alternative : protéger leurs marchés par des barrières douanières à la mesure de l’enjeu avant que leurs activités ne soient balayées, comme ce fut le cas des panneaux solaires au début des années 2000.
Des mesures anti- subventions ont déjà ciblé un certain nombre de produits en provenance de Chine. Les véhicules électriques en sont l’exemple le plus connu. Les importations de véhicules hybrides exemptés de ces surtaxes s’y sont rapidement substituées.
L’instrument anti- coercition qui sanctionne des pratiques illicites ou des menaces n’est plus adapté à cette situation devenue structurelle. Le droit du commerce international autorise à son tour l’introduction de mesures de restriction telles que la clause de sauvegarde ou la clause d’exception de sécurité nationale si elles sont subtilement exploitées. Ces dispositions qui ne peuvent être que temporaires doivent permettre de protéger la stratégie de reconstruction d’une industrie compétitive dans l’Union. Elle doit de ce fait être accompagnée d’une feuille de route où quelques idées émergent déjà : l’instrument de préférence européenne ou des clauses d’exigence en matière de contenu sont deux pistes intéressantes. Des exigences de transferts de technologie en contrepartie de l’installation d’unités chinoises de production sur nos territoires. Cette condition est devenue indispensable pour reconstituer des marges de manœuvre à court terme et éloigner le scénario qui transformerait l’Union Européenne en un simple atelier d’assemblage pour son seul marché.
Brigitte TROQUIER – Economiste BRED Banque Populaire.
PREPAR poursuit son engagement à l’occasion de Movember
Dans la continuité d’Octobre Rose, PREPAR-VIE soutient Movember.
Les hommes ayant été atteints d’un cancer masculin (prostate, testicule) ont désormais accès à l’assurance emprunteur distribuée par la BRED Banque Populaire, sans surprime ni exclusion, dès la fin du protocole thérapeutique actif.
Ce mois-ci, la moustache est plus qu’un style : le symbole d’un engagement collectif pour la santé des hommes !
PERI BRED : n°1 « réseaux bancaires » des Grands Prix PER 2025
Jamais 2 sans 3 : encore un prix pour notre PERI BRED !
Après le Label d’Excellence Les Dossiers de l’Epargne et de l’Assurance et le prix Meilleurs PER 2025 de Challenges magazine, Mieux Vivre Votre Argent hisse notre PERI BRED en haut du podium des Grands Prix PER 2025 : N° 1 de la catégorie « réseaux bancaires » !
Sont particulièrement salués :
• son offre financière complète et accessible,
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• ses performances.
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Octobre Rose : PREPAR s’engage aux côtés des femmes !
Il y a un après. Et il mérite d’être vécu pleinement.
Pour de nombreuses femmes, la fin d’un cancer du sein marque le début d’un nouveau chapitre : celui des projets, des envies, de la confiance retrouvée.
Chez PREPAR-VIE, nous avons choisi d’être à leurs côtés, sans condition.
Dès la fin du protocole thérapeutique actif — chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie — elles ont accès à assurance emprunteur distribuée par la BRED Banque Populaire sans surprime ni exclusion.
Plus besoin d’attendre 5 ans.
Plus besoin d’expliquer.
Juste le droit d’avancer, de rêver, de construire.
Un engagement simple, mais essentiel pour que la vie reprenne toute sa place.
PERI BRED : Meilleur PER de réseaux 2025
Notre contrat PERI BRED labellisé par le magazine Challenges, dans la catégorie « meilleurs PER de réseaux ».
Parmi les critères de sélection figurent notamment : les performances du Fonds Euro et des profils de gestion à horizon, les frais (versements, gestion, …) et le panel de supports proposés.
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Valvie Invest Patrimoine II : Label d’Excellence 2025
Label d’Excellence 2025 pour notre contrat Valvie Invest Patrimoine II !
Un prix décerné par Les Dossiers de l’Epargne et de l’Assurance sur les points suivants :
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• frais compétitifs ;
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• gamme de supports variées ;
• performance du Fonds EURO au-dessus du marché !
Le Fonds EURO et le Fonds Croissance PREPAR Avenir II sont désormais classés Article 8 selon la réglementation SFDR.
BRED : Label d’Excellence
SBE : Label d’Excellence
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PERI BRED : Label d’Excellence 2025
Label d’Excellence 2025 pour notre contrat PERI BRED !
Les Dossiers de l’Epargne et de l’Assurance saluent :
• ses 3 modes de gestion disponibles : libre, pilotée retraite et sous mandat ;
• ses frais sur versements compétitifs ;
• sa garantie plancher en inclusion (300 000 € de capital sous risque) ;
• et la performance de son Fonds Euros au-dessus du marché !
Le Fonds Euro du PERI est désormais classé Article 8 selon la réglementation SFDR.
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Fonds Croissance PREPAR Avenir II : Label Sélection Premium eurocroissance 2025
Notre Fonds Croissance PREPAR Avenir II en tête du podium Good Value for Money, avec des performances 2024 comprises entre 3,30 % (pour le profil le plus sécuritaire) et 4,99 % (pour le plus dynamique).
Au-delà de ces performances, notre Fonds Croissance PREPAR Avenir II est désormais classé Article 8 selon la réglementation SFDR !
Retrouvez-le au sein les différents contrats PREPAR commercialisés par la BRED Banque Populaire et nos différents partenaires distributeurs : UNEP, Talence, LAPLACE, ZENITH.
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Conjoncture financière à fin juillet 2024
UN REPIT ESTIVAL BIEN PARTICULIER
Depuis le 7 juillet dernier, la France a entamé une période qui, tant sur le plan politique qu’économique, ressemble à une pause dont l’échéance n’a pas été précisée. Les élections législatives de juin dernier n’ont dégagé aucune majorité au parlement. Ce résultat conduit à l’incapacité de former un gouvernement selon le modèle majoritaire et la pérennité d’un gouvernement fragile pourrait ne pas dépasser l’échéance du vote du budget. Car la présentation de la loi de finances 2025 est prévue le 25 septembre prochain, seulement quelques jours après que le plan budgétaire de procédure pour déficit excessif soit exposé par la France devant la commission européenne. Ces échéances sont autant de marqueurs qui devraient accélérer la nécessaire constitution d’un gouvernement. Le Président Macron, qui a seul la responsabilité de nommer le premier ministre, semble pourtant avoir choisi l’option de l’attentisme. Cette posture est encouragée par l’incapacité des partis en présence, 3 forces politiques bien différentes, de proposer une stratégie de gouvernement claire et pérenne alors qu’aucun d’entre eux n’est en mesure de constituer une majorité durable à l’Assemblée. Cette situation, inédite en France sous la Vème république, est pourtant pratique courante dans des pays voisins. Les majorités étant de plus en plus difficiles à constituer, la coalition devient un mode de gouvernance qui associe le plus grand nombre à des solutions qui forcément allient compromis et concessions et qui évite l’immobilisme. Si les partis ne semblent pas prêts à prendre ce chemin, c’est pourtant le message qui a été porté par les Français à l’occasion de ces élections.
Cet attentisme n’est évidemment pas sans conséquence sur une conjoncture économique déjà hésitante. Et les résultats des dernières enquêtes de la Banque de France ou de l’Insee en attestent déjà quelques conséquences. En juillet, elles enregistrent unanimement une forte hausse du niveau d’incertitude. Elle se traduit par une chute de la confiance des chefs d’entreprises dans tous les secteurs. Les perspectives dans l’industrie, les services ou la construction qui s’étaient stabilisées sur leur niveau d’équilibre de long terme au printemps dernier ont brutalement décroché.
Du côté des ménages, l’incertitude à l’issu de ce moment électoral ne va pas contribuer à redresser les dépenses, même si la nouvelle détente de l’inflation ou la résilience persistante du marché du travail seraient de nature à les rassurer… Les bienfaits et l’enthousiasme des jeux olympiques sur la conjoncture du troisième trimestre peuvent à court terme atténuer les conséquences de cette période de flottement. Mais la rentrée budgétaire risque fort de balayer rapidement l’acquis de ce répit estival si particulier.
Brigitte TROQUIER – Economiste BRED Banque Populaire